
Pas d’honneur entre squatteurs.
Ce qui a rendu la situation personnelle, c’est que le nouvel occupant était prétendument lié à Garrido par le biais d’anciens amis. D’après Garrido, ses anciens amis ont partagé des détails sur son absence et ont même donné l’adresse au nouveau squatteur. Elle affirme que cet acte était une trahison, et a expliqué qu’après la fin des amitiés, des limites ont été franchies et des informations privées ont été divulguées.
L’affaire a été présentée dans l’émission de télévision En boca de todos, où Garrido a exprimé sa frustration et son sentiment d’injustice. Elle a expliqué comment elle avait rendu la propriété habitable et estimait avoir acquis le droit d’y rester grâce à ses efforts. Cependant, sa présence a suscité une réaction mitigée. De nombreux téléspectateurs étaient peu sympathiques et ont souligné qu’elle-même était entrée dans la propriété sans permission.
La Guardia Civil a documenté la situation mais n’a pas pu expulser le nouveau squatteur sans une plainte formelle du propriétaire légal. En droit espagnol, la police a généralement besoin soit de la demande du propriétaire, soit d’une ordonnance du tribunal pour procéder à une expulsion. Étant donné que Garrido n’a aucun droit de propriété, les autorités ne pouvaient pas agir en son nom.
Les réactions en ligne révèlent une division dans l’opinion publique. Certains ont trouvé l’incident amusant, le décrivant comme du karma et plaisantant sur le fait qu’elle avait vécu ce qu’elle avait elle-même fait des années auparavant. D’autres ont critiqué l’idée que quiconque puisse partir en vacances à l’étranger tout en prétendant ne pas pouvoir payer le loyer. En même temps, beaucoup ont souligné la difficulté de protéger les propriétés vides et la tension que le gouvernement a créée en « récompensant la criminalité ».
Une question centrale et récurrente est : Pourquoi le fardeau de loger les personnes dans le besoin repose-t-il sur les propriétaires privés légaux au lieu du gouvernement, qui dispose de ressources énormes pour fournir un logement – des ressources financées par les impôts de ces mêmes propriétaires ?
Les lois sur le squat en Espagne sont un sujet de controverse constant. Certains les défendent comme une protection pour les personnes vulnérables (peut-être que leurs maisons n’ont pas encore été squattées), tandis que d’autres suggèrent que les lois espagnoles sur le squat sont trop facilement exploitées, et donnent des exemples de biens occupés entre les mains de syndicats de type mafieux (qui louent ces maisons), et suggèrent que de nombreuses maisons squattées sont occupées par des immigrants non espagnols.
Garrido a essayé de résoudre la situation directement avec le nouvel occupant et en impliquant les voisins, mais jusqu’à présent, aucune approche n’a fonctionné. Elle reste exclue de la maison qu’elle considérait autrefois comme la sienne. Que le promoteur décide de procéder à une expulsion formelle ou de laisser l’affaire se régler entre les deux femmes est encore inconnu.
Pour l’instant, l’affaire est à la fois un différend personnel et un sujet de discussion public. Pour certains, c’est un moment de justice poétique, où un squatteur a appris les conséquences de ses propres actions. Pour d’autres, c’est un signe plus large d’échec du gouvernement et de négligence du devoir.























