
Des organisations telles que le Réseau du Sud de l’Europe contre la Touristification (SET) et « Menys Turisme, Més Vida » (moins de tourisme et plus de vie) à Majorque, sont à l’avant-garde des protestations. Des groupes comme ceux-ci militent en faveur de pratiques touristiques durables, de la réglementation des locations à court terme et de la mise en place de taxes touristiques pour financer les infrastructures locales. Leurs revendications incluent également l’arrêt des projets touristiques à grande échelle qui menacent l’intégrité environnementale et communautaire.
Des manifestations coordonnées sont prévues dans plusieurs villes espagnoles le 15 juin, notamment à Barcelone, Palma de Majorque, Ibiza, les îles Canaries, San Sebastián, Madrid et Valence. Ces manifestations visent à mettre en lumière les impacts négatifs de la surfréquentation touristique et à promouvoir des pratiques plus durables. Les voyageurs se rendant dans ces régions doivent anticiper des perturbations potentielles, telles que des fermetures de routes et des retards dans les transports en commun, notamment dans les zones centrales des villes et des îles concernées.

L’essor du tourisme a joué un rôle important dans la pénurie de logements dans les destinations populaires. Dans des villes comme Barcelone et des régions comme les îles Baléares, la demande de locations à court terme a été un autre facteur contribuant à la hausse des prix de l’immobilier et des coûts de location, rendant difficile pour les habitants de trouver un logement abordable. Les propriétaires espagnols et étrangers préfèrent souvent louer aux touristes à des tarifs plus élevés, contribuant à une crise du logement qui a vu de nombreux résidents être exclus de leurs quartiers.
En réponse à la crise du logement, le gouvernement espagnol a ordonné à Airbnb de supprimer plus de 65 000 annonces qui enfreignaient les réglementations locales, telles que le manque de numéros de licence appropriés ou la présentation inexacte des détails de propriété. Cette mesure s’inscrit dans un effort plus large visant à réguler le marché de la location à court terme et à réduire la pression sur le secteur du logement du pays. Des villes comme Madrid et Barcelone ont été particulièrement touchées, car la croissance des hébergements touristiques à court terme a encore plus tendu l’offre de logements pour les résidents.
Les manifestants réclament un changement vers des modèles de tourisme durable qui privilégient le bien-être des communautés locales et de l’environnement. Les demandes incluent la mise en place de plafonds touristiques dans les zones surpeuplées, l’introduction ou l’augmentation des taxes touristiques pour financer les infrastructures locales, la réglementation et/ou la limitation des locations à court terme, la réduction ou l’abolition des grands projets touristiques, et la promotion d’options touristiques alternatives et respectueuses de l’environnement. Ces mesures visent à équilibrer les avantages économiques du tourisme avec la préservation de la culture et des ressources locales.
Bien que les protestations ne visent pas les touristes, elles peuvent entraîner des perturbations dans les destinations populaires, notamment le 15 juin. Il est conseillé aux voyageurs de se tenir informés des événements locaux, de suivre les conseils des autorités et d’être prêts à d’éventuels retards ou changements dans leurs plans. Il est recommandé de surveiller les sites web touristiques officiels et les actualités locales pour les mises à jour.
Il est important de noter que l’issue de ces manifestations pourrait influencer les politiques futures et créer un précédent pour d’autres pays confrontés à des problèmes similaires.
























